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L'ARRACHE-COEUR
AVEC CAROLE VENTURA LUMIERE OSVALDO ZAPATA MUSIQUES SOPHIE SAVOIE PRODUTTORE STEFANO COLUCCINI SPECIAL THANKS ENZO / JESUS GARCES LAMBERT CONTACT Tel.338.2618293 ventura.carole@gmail.com www.gruppocicala.com/cose/vian télécharge la brochure de L'ARRACHE-COEUR Scarica il comunicato del Festival Vian in word |
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GRUPPO CICALA
présente L'ARRACHE-COEUR SPECTACLE THEATRAL, HOMMAGE A BORIS VIAN POUR LE CINQUANTIEME ANNIVERSAIRE DE SA MORT ![]() photo Elisa Guerrieri L’AUTEUR Boris Vian est un des plus grands romanciers français du XXe siècle. Il occupe une place de rêve dans la littérature, celle où la jeunesse vient oublier un instant les recommandations et les interdits, celle où l’on rit et s’émeut devant un monde incroyable qui se dessine derrière chaque ligne. Aucun lecteur de « l’écume des jours» ne peut oublier l’invention géniale du pianocktail et le nénuphar qui grandit dans le corps de Chloé. Aucun lecteur de Vian ne peut oublier son univers cruel, surréel et plein d’humour. Vian fait partie de ces rares auteurs qui nous prêtent leurs yeux pour voir le monde et en rire pour en jouir. Il fut l’inverse d’un écrivain engagé. Il s’est voulu témoin. Vian n’apporte pas de solutions miracles, il ne tire pas des conclusions. Il utilisa le ridicule qui consiste à ne pas tuer le roi mais à montrer qu’il était nu. Son dégoût des généralisations l’a poussé à préférer le bonheur de l’individu. Doddy dans “Les batisseurs d’Empire” affirme: “Je suis persuadée, à bien y réfléchir, que l’exemple est le meilleur des guides. Il ne faut pas penser les hommes. Il faut penser Lazuli ou Wolf”. Et nous pensons que dans le monde d’aujourd’hui où les médias et l’information nous éloignent de la culture, Vian soit une voix à écouter, une voie vers le plaisir de lire et la redécouverte du Verbe, une chance pour les jeunes. Vian a été dévalué pendant plusieurs décennies et ce n’est pas un hasard si l’on a redécouvertson génie seulement depuis quelques années. Boris Vian a vécu sa brève existence en déployant une activité frénétique dans les secteurs les plus variés: ingénieur, soliste et critique de jazz, acteur et parolier, inventeur d’étranges appareils mécaniques, romancier, poète, auteur pour le cinéma, expert de science-fiction et de pornographie. Les médias ne lui ont pas pardonné son éclectisme époustouflant. ![]() Carole Ventura DESCRIPTION DU SPECTACLE Parti de l’idée d’écrire un roman sur les relations mère-fils, Boris Vian finit par mettre en scène dans « L’arrache-coeur », entre comique et humour noir, les différentes manières avec lesquelles notre société opprime la joie de vivre et la capacité d’aimer en transformant l’instinct maternel en comportement animal. Dans un crescendo de situations comiques et paradoxales, « L’arrache-coeur » décrit en termes plus que jamais actuels, le mal de vivre et la difficulté desrelations entre les êtres humains. C’est l’histoire de nos désirs, où chaque amour cache de la haine, où les hommes rêvent de bateaux et les femmes de murailles. Le désir de travailler sur une adaptation théâtrale de « L’arrache-coeur » naît essentiellement du désir de divulguer l’oeuvre de Vian. L’objectif est de mettre en scène une histoire extrême et pourtant crédible, en recréant dans un espace théâtral le monde où vit Clémentine, personnage drôle, inquiétant, délirant et aveuglément capable d’insolites atrocités: un monde qui est fondamentalement enfantin, car Boris Vian au fond n’est autre que l’âme encore pure et immune de l’enfance. Clémentine commet des horreurs car, comme une enfant, elle se laisse dépasser par ses peurs et ses désirs. Le spectacle est donc un voyage dans le roman de Vian raconté du point de vue de Clémentine, cette mère qui se laisse facilement emporter par ses inquiétudes et imagine toutes les catastrophes plus absurdes qui pourraient blesser ses enfants à mort « pour les prévenir », sans se « complaire dans ces évocations sanglantes », ou du moins l’espère-t-elle … En se convainquant qu’elle pourra les empêcher de grandir et les protéger complètement du mal, elle finit en fait par être dupe de sa propre imagination, et, paradoxalement, plus son délire est grand, plus elle se rapproche du bonheur. Elle pense l’impensable et rend vraisemblable l’invraisemblable en construisant, tout au long du spectacle, les petites cages dans lesquelles elle enfermera ses enfants et grâce auxquelles ses angoisses s’évanouiront complètement. La pièce est structurée en plusieurs scènes dans lesquelles les enfants jouent seuls et prononcent des formules magiques, pendant que Clémentine s’inquiète, cherche des solutions, s’acharne sur sa bonne comme sur un « Schmürz », se confie à Jacquemort et répond aux incertitudes qu’il ose lui soumettre. Jacquemort, protagoniste du roman de Vian n’est dans la pièce qu’une présence vide, immobile, tour à tour rassurante et effrayante. En quête d’une âme, l’ombre de Jacquemort écoute Clémentine, interroge les jumeaux, s’inquiète du délire de Clémentine et pourtant procure le matériel nécessaire à enfermer les enfants. Les dialogues de Joël, Noël et Citroën, joueurs, innocents, magiques, nous transportent dans le monde de l’enfance dans lequel la peur n’a pas sa place et où voler dans le ciel sans ailes est une simple affaire quotidienne. Toutes ces scènes qui alternent pensées solitaires de Clémentine, dialogue avec Jacquemort et magie enfantine contribuent à recréer le tragicomique, l’humour et la beauté du roman de Vian. ![]() photo Elisa Guerrieri ![]() photo Elisa Guerrieri ![]() photo Elisa Guerrieri |
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